Freeride extrême : mais qui es-tu Alexis Righetti ?

27 000 abonnés, presque 100 vidéos sur Youtube et 2 millions de vues en 2018. Alexis Righetti impressionne la planète VTT avec ses vidéos freeride. Le Monde du VTT a essayé d’en savoir plus et dresse son portrait.
Alexis Righetti en action à Arbizon
Alexis Righetti, c’est qui ?

A 35 ans, le parisien d’origine a déjà vécu plusieurs vies. Graphiste, puis créateur de jeux de société, puis écrivain (son livre EVA se trouve toujours sur Amazon) et aujourd’hui manager de 100 personnes chez un major de la pub en plus du freeride. Rien que ça ! Et pour tout ce qu’il fait, Alexis est 100% autodidacte : chapeau l’artiste.

Mais nous, ce qui nous intéresse, c’est surtout sa pratique du freeride. Converti à la montagne dès son plus jeune âge par ses parents, à 7 ans il demandait déjà à son père de grimper des 3000m. A 12-13 ans, il partait déjà tout seul. Rapidement, il a pris avec lui son VTT pour rouler là où les autres ne roulaient pas. A l’époque sa monture était un hardtrail avec des freins à patins… Bref, la montagne c’est son truc et aujourd’hui il y a pratiqué à peu près tout : l’escalade, l’alpinisme, le ski de pente raide, des randos ou du trekking.

« J’ai même fait des sommets en autonomie jusqu’à 6000 m d’altitude. »

Mais aujourd’hui son dada, ce sont les descentes extrêmes en VTT. Le Canigou, le pic de Bugarach, le pic d’Aret, le Mont Valier, Arbizon, le Carlit (plus haut des Pyrénées Orientales), le Montcalm (un des plus hauts d’Ariège), le M’goun au Maroc, à plus de 4000m et j’en passe, le freerider les a tous descendu sur son vélo. Et bien souvent, il est le premier être humain à le faire. L’esprit pionnier, il nous dit qu’il n’essaye pas d’être dans le Guinness Book des Records. Lui ce qu’il aime, c’est l’exploration, c’est se sentir comme un navigateur au XVè siècle qui prend des risques pour découvrir une île, un continent.

Des vidéos freeride toujours plus impressionnantes

Notre chance à nous, c’est qu’Alexis filme ses descentes. C’est également lui qui monte ses vidéos, il faut compter entre 10 et 20 heures de boulot. Ayant un sens aiguisé pour l’image (pour rappel il fût illustrateur de BD) et choisissant toujours la bande son qui va bien, le résultat qu’il nous pond est impressionnant. Pour preuve, on vous conseille la vidéo du Canigou (en fin d’article). Mais selon lui, la descente y est peut-être impressionnante à l’image (sans parler de la montée), mais c’est loin d’être la plus compliquée à descendre. On ne demande qu’à le croire. D’ailleurs, il nous confirme qu’il n’a jamais peur dans ses vidéos. Tout simplement parce que s’il a peur, il choisit de ne pas descendre, afin de garder une marge de sécurité.

Matos

Pour établir de telles performances, il faut du matos, du gros matos.
Pour sa monture, Alexis à donc choisit un vélo Demo 8 S works de 2017 monté full BOS, avec un pédalier Rotor Hawk à plateau ovale, un dérailleur Saint, des freins Saint, des jantes ZTR flow MK3 montées avec des pneus Schwalbe Magic Mary Supergravity 2.5 avant 2.35 arrière.

Pour protéger son corps d’athlète, il porte un casque Specialized Dissident, un gilet Troy Lee très léger et des genouillères Ion.

« Je considère que je dois avoir le matériel pour passer une nuit en montagne, si je me blesse »

Ses expéditions nécessitent du matériel de montagnard. Il part donc toujours avec une veste d’alpinisme pour la haute altitude, une doudoune (il parait qu’à 3000m la nuit, même en plein été, il fait très froid), une lampe frontale, une boussole, une carte, une trousse de premier secours, du micropur, de l’eau, de la nourriture et bien sûr tout le matériel pour réparer le bike.

Le tout pour le modique poids de 15,5kg pour le vélo + 10kg pour le sac à dos pour une journée (ça peut monter à 16 ou 17 kg pour bivouaquer).

Des futurs projets ?

On a demandé à Alexis Righetti quel prochain sommet de malade il allait descendre. Mais Monsieur souhaite ne rien dire. En effet, il parait qu’il tient toujours parole donc il ne faudrait pas qu’il nous dise l’Everest, il serait mal embarqué. Tout ce qu’on sait c’est qu’il a encore la patate pour explorer plein de nouveaux spots partout en France mais aussi à l’étranger.

Au-delà du VTT, il n’exclut pas sortir un autre bouquin puisqu’il adore écrire ou encore réaliser un long-métrage de fiction.

« J’aimerais tourner un long métrage, pas forcément sur du sport, un film de fiction. J’attends d’être plus connu pour que les démarches me soient facilitées. »

En tout cas, si Alexis est aussi doué dans l’écriture et la réalisation que pour le freeride, nous on lui dit check it ! En attendant on vous encourage chaudement à vous abonner à sa chaine Youtube et à ses réseaux sociaux.

La montée et la descente impressionnantes du Canigou :

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